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La Pologne voyagerait en seconde place dans l’Union Européenne.

vendredi 3 février 2012.
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Suite aux récentes négociations qui se sont produites à Bruxelles concernant le pacte fiscal, et qui ont permis de déboucher sur un compromis entre la Pologne qui voulait participer aux sommets des pays membres de la zone euro, et la France qui voulait réserver l’exclusivité de ces sommets aux seuls pays membres de cette même zone, ( voir : La Pologne fait entendre sa voix concernant le pacte fiscal de l’Union Européenne. ) de nombreuses protestations sont venues s’exprimer du côté de l’opposition politique polonaise, notamment à l’égard des récents propos tenus par le ministre polonais des affaires étrangères, Radosław Sikorski, qui aurait prétendu que les négociations en question auraient permis d’éviter une Europe à plusieurs vitesses, ce par quoi on lui a répondu que la Pologne voyageait en seconde classe.

Radosław Sikorski : « Nous avons évité une Europe à plusieurs vitesses, et nous avons raison d’éprouver une satisfaction modérée du fait que l’Union Européenne ai mis en place un mécanisme de sauvetage de la zone monétaire européenne et que cela soit sans avoir à causer de divisions inutiles au sein de l’Union »

Suite aux négociations qu’il y eu à Bruxelles, la Pologne sera autorisée à participer à certains sommets réunissant les pays membres de la zone monétaire européenne :

  • D’une part, les sommets concernant les questions de compétitivité et d’emploi
  • D’autre part, certains sommets relatifs à la question de la monnaie européenne, puisque la Pologne s’est également engagée à entrer dans cette zone monétaire. Cette participation est rendue possible en fonction de plusieurs conditions, mais les pays membres de la zone euro se réservent également le droit d’organiser deux sommets par année où eux seuls peuvent se réunir, à condition toutefois d’en justifier les raisons. mip201202cpgrdk

Par ailleurs, au cours du mois de mars 2012, la Pologne va signer une nouveau traité permettant de renforcer les pouvoirs de la Commission Européenne en matière de coordination face à la crise financière.

Leszek Miller, le nouveau dirigeant du parti de l’Alliance Démocratique de Gauche (SLD), élu en décembre dernier, n’est toutefois pas d’accord avec les affirmations du ministre des affaires étrangères. Celui – ci estime qu’il existe dorénavant une Europe à trois vitesses. Leszek Miller : La locomotive se déplace dans la bonne direction qui est celle de l’intégration économique et politique. Mais nous, concernant la Pologne, nous sommes en train de voyager en seconde classe, et non pas en première classe. Pour obtenir la première classe, nous devrions acheter un ticket avec de la monnaie européenne. »

Leszek Miller précise aussi que si l’Alliance Démocratique de Gauche était restée au pouvoir après 2005, la Pologne aurait déjà intégré la zone monétaire européenne.

Chez les conservateurs de droite qu’est le parti Droit et Justice ( PiS ) , le député européen Konrad Szymański estime que le sommet européen à Bruxelles fut un échec pour la Pologne. Konrad Szymański : « Notre politique consiste à accepter ce que l’Allemagne et la France veulent faire appliquer. Désormais, la Pologne ne pourra même pas savoir à quels sommet elle sera invitée, et les affirmations du Premier ministre qui consistent à dire que ces négociations furent un succès relèvent d’une mise en scène théâtrale dénuée de toute substance. » 

En Grèce, le Premier Ministre Lucas Papademos a organisé une session anti crise réunissant tous les partis politiques, puisque l’Union Européenne demande à ce que les mesures d’austérité prennent effet avant de pouvoir prêter à la Grèce la somme supplémentaire de 130 milliards d’euros à travers des fonds de renflouement. Toutefois, des députés grecs organisent la résistance contre ce qu’ils appellent la Troïka de la Banque Centrale Européenne, de l’Union Européenne et du Fond Monétaire International, qui leur demande de réduire le secteur public ainsi que le revenu minimum des salariés.

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