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L’actuel Premier Ministre polonais, Donald Tusk, vient d’annoncer les grands principes qui vont conduire la politique de son gouvernement d’ici les quatre prochaines années à venir.
Dès le début de sa déclaration, aux alentours de 11h45, Donald Tusk a déjà fait savoir que ce discours serait moins long que celui qu’il avait fait au lendemain des élections législatives de 2007, et qui avait alors duré trois heures.
Certaines spéculations avaient déjà été émises : on s’attendait à une hausse des retraites pour certaines catégories de salarié ainsi qu’une réduction de certains avantages en vue de restreindre la dette du gouvernement.
Un peu plus tôt au cours de la matinée, le nouveau gouvernement avait été officiellement investi par le Président de la République, Bronisław Komorowski, au Palais de la Chancellerie Présidentielle. Au terme de cette cérémonie, le Président Komorowski avait remis à Donald Tusk l’écharpe d’un club de football, emblème national polonais, en vue de lui souhaiter bonne chance pour ce nouveau mandat gouvernemental. Le Premier Ministre est allé par la suite se présenter au Parlement en compagnie du Président de la République. mip201111cpgrdk
Ewa Kopacz, la nouvelle présidente de l’Assemblée Nationale polonaise, a introduit Donald Tusk et celui-ci a entamé son discours. Donald Tusk a commencé par remercier tous les citoyens qui avait voté le 9 octobre dernier et non pas uniquement ceux qui avaient voté pour lui. Il a mentionné le fait que les enjeux sont plus compliquées et difficiles que ce qu’ils étaient il y a de cela 4 ans auparavant, tout en mettant l’accent sur les mesures délicates à prendre pour faire face à ces temps difficiles.
Le Premier Ministre a tenu à remercier le parti qui est son partenaire, à la fois dans cette nouvelle coalition gouvernementale comme dans l’ancienne, à savoir le parti des Paysans Polonais ( PSL), pour lui avoir permis de mettre en place une coalition stable qui a contribué à aider la Pologne à travers la crise financière mais lui a également évité de plonger la Pologne dans des extrêmes, qu’ils soient de gauche comme de droite.
Des mesures visant à réduire la dette de l’État.
Son gouvernement cherchera à réduire la dette gouvernementale à 1% du produit intérieur brut d’ici la fin de son mandat gouvernemental de 4 ans, alors que ce qui est exigé de la part de l’union européenne est de 3%.
Le Premier Ministre a défendu le bilan de son précédent mandant gouvernemental, en montrant que le produit intérieur brut de la Pologne avait progressé de 15,4% entre 2008 et 2011, tandis que celui de la Slovaquie avait progressé de 8% au cours de cette même période, et celui de l’Union Européenne est resté à une moyenne d’à peine 0,4%.
Il va proposer une augmentation de 2% en ce qui concerne la contribution au financement des cotisations de retraite par les employeurs.
Le gouvernement propose une hausse des cotisations dans le secteur de la sécurité sociale pour les agriculteurs, qui est prévue pour février 2012, puisque ces derniers paient à l’heure actuelle moins que les autres catégories de salarié.
Il y aura aussi une réévaluation de l’âge du départ à la retraite, qui devrait être établie à 67 ans, aussi bien pour les hommes comme pour les femmes, et ce à partir de 2013. À l’heure actuelle, l’âge du départ à la retraite pour les femmes est 60 ans et celui des hommes est de 65 ans. mip201111cpgrdk
Politique familiale.
Il a annoncé que les familles ayant trois enfants , voir même plus, bénéficieraient d’allégements fiscaux de plus de 50%, mais qu’aucun changement ne serait opéré pour les familles ayant deux enfants ou moins de deux enfants. Cette aide sera accordée en fonction des ressources des foyers, dans la limite de 85000 złotys.
Toutefois, une aide sera accordée sous forme d’allégement fiscal pour les familles ayant deux enfants si celles – ci disposent d’un revenu annuel inférieur à 20000 euros annuels.
Par ailleurs, des mesures seront prises pour que celles et ceux, qui subissent des restrictions importantes en ce qui concerne leur niveau de vie, puissent bénéficier d’aides qui seront supportées par les personnes qui disposent de « privilèges injustifiés ».
Des changements dans les relations avec le clergé ?
Le nouveau gouvernement n’exclut pas des changements vis à vis du concordat, d’ailleurs, il se peut que de nouveaux accords soient rendus nécessaires entre la Pologne et le Saint Siège. Donald Tusk précise que les prêtres devront contribuer au système de sécurité sociale comme le font les autres catégories de salarié.
Donald Tusk a pris le contrepied de son principal adversaire politique, c’est à dire le parti Droit et Justice, en expliquant que le rôle du gouvernement n’est pas d’imposer une révolution morale, mais que la communauté nationale devrait se construire autour de symboles nationaux et traditionnels, faisant référence à la mémoire de Jean Paul II, à l’Aigle de la Pologne et son drapeau blanc et rouge. mip201111cpgrdk
Assurer un état de droit plus fort.
Chaque membre appartenant aux forces armées et à la police devraient recevoir une prime de risque d’un montant de 65 euros par mois.
Une présence plus importante à Bruxelles.
La Pologne devra être prise en compte lors des décisions à Bruxelles, celle – ci doit désormais faire parti de la table des négociations, notamment dans le cadre de la défense de l’Union Européenne.
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L’accueil par le camp du Premier Ministre.
Pour le Président Bronisław Komorowski, le « discours était très dense, très clair. » , précisant que les réformes annoncées était la seule issue possible permettant de garder un niveau de croissance économique élevé en Pologne. Tadeusz Mazowiecki, ancien Premier Ministre polonais, a salué le discours de Donald Tusk tout en ajoutant que la réforme des retraites et les autres mesures devraient être introduites progressivement : « Rien ne sera fait d’un seul coup. Je pense qu’il s’agît d’un bon programme. » Les réactions politiques.
Beata Kempa, l’une des députés qui vient récemment de se vair exclure du parti droit et Justice ( PiS) avec 16 autres députés et 3 autres députés européens , et avec lesquels elle vient de former un nouveau groupe parlementaire, estime que le discours de Donald Tusk est « très faible et ne représente certainement pas un remède à la crise financière . Il y eu juste un ouragan de promesses, comme dans le discours de 207 ». Paweł Cymcyk, politologue, estime que le report de l’âge de départ à la retraite à 67 ans est l’une des mesures les plus courageuses. Vis à vis des modifications concernant les allègements fiscaux pour les parents, ce genre de mesure aidera les familles les plus démunies qui sont le plus dans le besoin. La réduction de la dette gouvernementale à un taux inférieur à celui de 3% devrait également satisfaire les marchés, bien qu’ils seront désormais à même de voir comment la promesse sera mise en application. Le directeur du groupe parlementaire du parti Droit et Justice, Mariusz Błaszczak, déclare que ce discours fut sans anicroche, mais que les miracles promis seraient financés sur le dos des agriculteurs et des retraités. Le représentant du parti de l’Alliance Démocratique de Gauche (SLD), Dariusz Joński, estime que le discours de Donald Tusk manquait d’informations concrètes sur les conditions des finances de l’État et que son parti politique ne soutiendra pas une réforme reportant l’âge de la retraite à 67 ans, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. |
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