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Certaines voix s’élèvent parmi certains représentants des droits de l’homme, comme par exemple le russe Vladimir Loukine, pour expliquer que la manière horrible à travers laquelle le colonel Kadhafi a trouvé la mort pourrait conduire à transformer l’ancien dictateur en martyre.
Vladimir Loukine : « Il aurait été préférable qu’il soit capturé pour être ensuite jugé par un tribunal international. Le meurtre est une chose horrible et méprisable, et les gens qui ont vu en direct le meurtre de Kadhafi à la télévision pourraient bien ressentir ce genre de sentiments, quand bien même Kadhafi serait lui même responsable de massacres à l’encontre d’êtres humains. »
Lors d’une déclaration du ministère polonais aux affaires étrangères vendredi dernier, celui-ci a fait part de sa volonté de voir le colonel Kadhafi traduit devant une cour de justice libyenne ou internationale. Du côté des Nations Unies ainsi que de Amnesty International, on appelle à mettre en place des enquêtes visant à éclairer les circonstances de la mort de Kadhafi.
Le Conseil National de Transition de la Libye déclare que l’ancien dictateur, qui aurait gouverné la Libye d’une main de fer au cours de ces 42 dernières années, serait décédé après avoir été capturé lors des échanges de coup de feu entre les forces rebelles et les fidèles à Kadhafi.
D’après le bureau d’un des commissaires au respect des droits de l’homme des Nations Unies, il semble qu’il y ai eu 4 à 5 versions différentes expliquant la mort du dictateur, et qu’il reste indispensable de disposer de plus d’informations pour déterminer s’il a été tué au cours de la fusillade ou bien après avoir été capturé.mip201110cpgrdk
De la part de certains activistes militant pour le respect des droits de l’homme en Libye, la mort du colonel Kadhafi marque avant tout un moment historique et une bonne nouvelle pour le reste du monde. L’un d’entre eux, l’avocat Ibrahim Al Ali Alkami, et actuel défenseur des droits et libertés fondamentales, explique ainsi aux médias polonais qu’il s’agît de la fin de Kadhafi et qu’il ne pouvait pas en être autrement. Cet avocat a par ailleurs été invité d’honneur au cours de la conférence euro – méditerranéenne Anna Lindh qui s’est tenue à Cracovie, en compagnie de 43 autres représentants des ministères des affaires étrangères de pays membres de l’Union pour la Méditerranée.
Alkami : « Il a été un dictateur cruel qui a tué plusieurs libyens. Il soutenait le terrorisme partout dans le monde. La Libye a du subir le régime de Kadhafi pendant 40 ans. Il a essayé de prendre le contrôle de chaque chose. Il n’a jamais donné de chance à la jeunesse et au peuple en général. Il fut un authentique dictateur. Au cours de cette période, certaines personnes avaient déjà tenté de faire quelque chose, mais toutes furent tuées ou jetées en prison. Nous sommes très optimistes en ce qui concerne le nouveau système démocratique en Libye. Ce sera un pays libre et démocratique. Les États voisins ont joué un rôle vis à vis de cette impulsion démocratique. Nous avons été largement inspirés du Printemps Arabe qui s’est produit en Tunisie et en Égypte. C’est ce qui nous a aidé à lancer notre révolution. J’espère que la Libye ne sera pas le seul pays de la région à devenir démocratique. J’espère que le président syrien Bachar El Assad va devoir comprendre cela, parce qu’il a été un ami de Kadhafi. J’espère qu’il va concéder la liberté à son peuple, il se doit de le faire. »