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Les funérailles de celui qui a été à la fois l’un des membres actifs du mouvement de libéralisation de la Pologne avec le syndicat Solidarność, mais aussi un ardent défenseur de l’unité européenne, c’est à dire Bronisław Geremek, ont de très loin été à la hauteur du respect auquel cet homme avait le droit d’attendre. Ces funérailles ont malheureusement été couvertes par de continuelles tensions politiques, là où le décès d’un tel homme aurait dû réunir tous les représentants de la Pologne, toute tendance politique, sociale ou religieuse confondues. Alors que de nombreux représentants politiques européens, ayant fait part de leurs condoléances auprès du décès de Bronisław Geremek, et ayant témoigné d’un minimum de politesse en s’excusant lorsque ces derniers ne pouvaient se rendre aux funérailles, il n’en fut pas de même pour certains représentants politiques polonais. Certains n’ont pas non plus hésité à utiliser le décès de Bronisław Geremek pour faire des déclarations politiques. mip2008cpgrdk
Ainsi, l’actuel dirigeant du parti politique Droit et Justice (PiS), c’est à dire Jarosław Kaczyński, et ancien adversaire politique de Bronisław Geremek, ne s’est pas privé de se montrer en des temps plutôt relaxant plutôt que d’assister aux funérailles. L’après midi même des funérailles, Jarosław Kaczyński était en train de se reposer sur le bord d’une rivière, en train de se montrer auprès de la presse avec une bière à la main, et n’a pas manqué de se justifier en disant qu’il faisait le tour des régions pour examiner les structures de son parti politique. Il a aussi expliqué qu’il n’assistait que très rarement aux événements auxquels assistait son frère jumeau qui n’est autre que le Président de la Pologne, Lech Kaczyński. Jarosław Kaczyński a cependant aussi fuit une procédure effectuée par l’Assemblée Nationale afin d’honorifier Bronisław Geremek, ce que plus d’un a estimé comme un affront fait par Jarosław Kaczyński auprès de Bronisław Geremek.
En outre, au moment de ces mêmes funérailles, l’un des amis de Bronisław Geremek, Adam Michnik, en a profité pour relancer l’une des dernières déclarations faites par Bronisław Geremek dans laquelle il proposait une lettre ouverte envers les pères fondateurs du mouvement de libéralisation de la Pologne dans les années 1980, en se référant aux déboires de l’Institut National du Souvenir que Geremek avait lui même très souvent critiqué, tout en remettant en cause les procédures inconstitutionnelles effectué par les dirigeants de cet institut. Adam Michnik a ainsi expliqué que Bronisław Geremek avait sauvé l’honneur de la Pologne en refusant de se soumettre à la loi de la lustration imposée par les frères jumeaux Kaczyński.
Entre temps, les représentants de la Plate-forme Civique ont fait remarquer à tous que des funérailles ne représentaient aucune opportunité pour des déclarations politiques de ce genre.