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D’après une interview que l’ancien Président de la République de Pologne a faite auprès de la presse allemande, c’est à dire Aleksander Kwaśniewski, celui-ci se serait prononcé favorablement à l’établissement du gazoduc devant relier l’Allemagne à a Russie, sans devoir passer sur le sol polonais mais bien en passant sur le sol maritime de la Mer Baltique. Ce projet est contesté par l’État polonais ainsi que par l’ensemble de la classe politique polonaise, car non seulement un tel projet remet en cause la politique européenne énergétique commune, mais d’autre part, ce projet cherche à contester tout forme d’influence de la Pologne entre les intérêts énergétiques allemands et les intérêts géopolitiques et financiers de la Russie, puisque ceci aurait comme conséquence d’isoler la Pologne en ce qui concerne ses relations avec la Russie. Certains politiciens polonais y voient une occasion pour la Russie d’éviter de devoir faire passer son gazoduc par des pays de transit, tel que par exemple la Pologne. L’objectif de ce gazoduc germanico-russe permet ainsi à la Russie de pouvoir exercer un pouvoir de menace sur la Pologne, au niveau des approvisionnements énergétiques, surtout en période hivernale, et ce afin d’y exercer une pression politique, tout en continuant à livrer aux pays occidentaux, afin de désolidariser la Pologne du reste du continent européen. mip2008cpgrdk
La réaction du l’ancien président polonais a ainsi produit de vives réactions au sein de l’ensemble de classe politique polonaise. Aleksander Kwaśniewski aurait ainsi déclaré que ce projet constitue une opportunité supplémentaire pour la Pologne de pouvoir obtenir des approvisionnements énergétiques supplémentaires dans l’hypothèse suivant laquelle la Pologne se serait mise à rejoindre ce projet. Il estime aussi que l’Allemagne devrait un peu plus consulter la Pologne au niveau de l’établissement de ce gazoduc. Il a précisé que si aucune raison d’ordre écologique bloque ce projet, il y a de fortes chances pour que la Pologne puisse l’intégrer. Pour l’ancien président, le gazoduc doit constituer un des éléments fondateurs de la politique énergétique européenne commune, car il n’y a que dans ce sens que chacun pourra en profiter.
Les critiques contre l’ancien président sont venues de tous les partis politiques. Bogusław Sonik, représentant du parti de la Plate-forme Civique (PO), a critiqué Aleksander Kwaśniewski en faisant rappeler que c’est Kwaśniewski lui même qui avait annoncé que ce projet de gazoduc représentait une menace pour les intérêts nationaux de la Pologne. Du côté du parti de Droit et Justice (PiS), Konrad Szymanski explique qu’il est impossible pour l’État polonais de pouvoir adhérer à un tel projet qui pourrait se révéler plus préjudiciable qu’avantageux. Il remet par ailleurs en cause la légitimité de l’établissement de ce projet, et se demande ce qui a pu bien motivé la position de l’ancien président. Gosiewski, appartenant aussi au parti de Droit et Justice, a annoncé à la Sejm que les déclarations de Aleksander Kwaśniewski étaient scandaleuses et qu’elles allaient à l’encontre des intérêts de la Pologne, et lui aussi se demande quels intérêts est en train de défendre l’ancien président.