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La Pologne et les États Unis d’Amérique viennent de terminer leurs négociations en ce qui concerne l’installation du bouclier antimissile américain sur le sol polonais qui servira à défendre l’Europe et les États Unis d’Amérique depuis le lancement d’armes et de missiles nucléaires en provenance d’États jugés comme dangereux tel que l’Iran. Cet accord prévoit l’installation d’une dizaine de lanceurs de missile antimissile, dont le but est de poursuivre les ogives nucléaires pour leur éviter d’atteindre leur cible. Ces lanceurs se trouveront sur le sol polonais et commenceront à être construits sous le mandat de l’actuel président américain Georges W. Bush. Le vice ministre polonais des affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a expliqué que les négociations avec le représentant américain John Rood étaient arrivées à leur terme, mardi dernier, et que ces derniers ont été remis à l’actuel Premier Ministre polonais, c’est à dire Donald Tusk, qui doit donner son accord. Witold Waszczykowski : « Nous avons terminé les négociations. Maintenant, la décision appartient au Premier Ministre et au ministre des affaires étrangères ». Un autre représentant des autorités polonaises, qui a référé conserver l’anonymat, a expliqué qu’il s’estimait plutôt satisfait des négociations avec les États Unis d’Amérique et de l’offre que ces derniers avaient proposée pour la Pologne. Il semblerait aussi que les représentants américains soient assez satisfait du résultat obtenu. mip2008cpgrdk
Ces négociations ont été conduites afin de contraindre les États Unis d’Amérique à améliorer la flotte militaire polonaise. Entre temps, l’opinion publique polonaise reste hostile à l’installation de ce bouclier antimissile, ainsi que l’un des voisins de la Pologne, c’est à dire la Russie. Pour le Président de la République de Pologne, c’est à dire Lech Kaczyński, si la Pologne n’accepte pas l’installation du bouclier antimissile américain, cela voudra dire que la Pologne aura capitulé face aux exigences de la Russie. La Russie s’y oppose car elle estime que l’installation de ce bouclier, aussi proche de ses frontières, peut représenter une menace face à la sécurité nationale de cette dernière, mais l’installation de ce bouclier chez l’autre prétendant, c’est à dire la Lituanie, revient au même. Si le Premier Ministre donne son accord à de telles négociations, les deux pays devront encore élaborer le régime juridique de la base militaire américaine localisée sur le sol polonais, ainsi qu’à déterminer qui financera la construction des locaux de cette base. Certaines critiques estiment aussi que ce sont les spéculations sur l’autre prétendant, c’est à dire la Lituanie, comme autre hébergeur du bouclier antimissile, qui auraient précipité la conclusion de ces négociations.
D’après les plans que projettent les États Unis d’Amérique en ce qui concerne l’installation de leur bouclier antimissile, la Pologne hébergera une dizaine d’intercepteurs antimissiles tandis que la République Tchèque sera chargée d’héberger l’un des plus puissants radars censé détecter l’activité aérienne de plusieurs continents. Le secrétaire d’État américain Condoleezza Rice viendra aussi se rendre à Varsovie le 10 juillet prochain pour rendre effectifs ces accords.