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Alors que l’installation du bouclier antimissile américain continu de faire l’objet de négociations entre les gouvernements polonais et américains, le dirigeant du parti Droit et Justice (PiS), Jaroslaw Kaczynski, a expliqué auprès des médias qu’il restait tout aussi favorable à ce bouclier qu’il juge ce dernier comme nécessaire puisqu’il est censé représenter un contre poids militaire face à la Russie en Europe centrale et orientale. Il estime que l’absence de ce bouclier rendra impossible toute décision stratégique dans cette partie de l’Europe sans le consentement de la Russie. Le président russe se serrait ainsi opposé à l’installation de ce bouclier non pas en raison du fait qu’il représenterait une menace à l’intégrité du sol russe, mais bien à la prédominance de l’armée russe.
Entre temps, le parti de la Plate-forme Civique, qui est actuellement au gouvernement, a affirmé que les négociations avec les États Unis d’Amérique, afin d’assurer une meilleure sécurité de l’espace aérien polonais, n’étaient pas une mince affaire. Le président polonais, Lech Kaczynski, et frère du dirigeant de Droit et Justice, a désapprouvé la politique de négociation du Premier Ministre Donald Tusk car il la juge inefficace. Néanmoins, rien ne semble définitivement joué avec les États unis d’Amérique, puisque l’un des candidats aux élections présidentielles, Barack Obama, a fait part de son point de vue : il estime que le projet d’installation du bouclier antimissile sur le sol européen ne doit pas être précipité. Si Barack Obama devient le prochain président américain, ceci pourrait provoquer un ralentissement voir même un arrêt de ce projet. Il estime qu’avant même de lancer ce projet de bouclier antimissile, il faut tout d’abord en tester l’efficacité. Barack Obama a aussi accusé l’actuel président américain, George W.Bush, d’avoir fait une publicité mensongère en ce qui concerne ce projet de bouclier et d’avoir essayé d’en accélérer le processus. Il a souligné le fait que les États unis d’Amérique devraient construire un système de défense plus responsable et ce en consultant plus fréquemment les positions de l’OTAN et de la Russie, qui part ailleurs est opposée à l’installation du bouclier antimissile. Il a aussi précisé que la Russie joue un rôle stratégique assez important, mais ceci ne devrait pas lui permettre d’opposer son veto dans le cadre de l’installation du bouclier antimissile. mip2008cpgrdk
Un des représentants des États Unis d’Amérique a aussi fait part du fait que si la Pologne devait rendre trop difficiles les négociations, ces derniers iraient trouver un autre pays pour installer leurs bases de récepteurs antimissiles. Par ailleurs, la République Tchèque a déjà donné son accord pour permettre aux États unis d’Amérique d’installer leur radar, constituant l’une des parties du bouclier antimissile. La déclaration de changement de localisation pour l’installation de ce bouclier a été faite par ce représentant qui estime que la Pologne va probablement accepter ce bouclier, et que de nombreuses négociations restent encore non résolues, comme celle concernant le financement de l’aide pour l’armée polonaise. Le congrès américain a aussi voté une loi de finance à hauteur de 20 millions de dollars pour l’armée polonaise, mais cette somme est loin d’être suffisante. Cependant, les diplomates américains commencent à devenir de plus en plus mécontents des négociations avec la Pologne. Celle-ci est en effet devenue moins docile depuis que son nouveau gouvernement a changé en octobre 2007 et que le parti qui le dirige n’est pas à la botte des États Unis d’Amérique. Les diplomates ont donc fixé une échéance pour terminer les négociations à la mi juillet 2008. Leur mécontentement est d’autant plus amplifié qu’il s’agit pour eux de devoir faire face à des États qu’ils estiment comme menaçants, comme par exemple la République d’Iran qu’ils n’ont pas encore réussie à coloniser comme l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite ou le Koweit ; mais aussi parce qu’ils s’aperçoivent que les négociations qu’ils avaient pu avoir avec l’ancien gouvernement collaborateur de Jaroslaw Kaczynski se sont révélées caduques. Ensuite, la nouvelle Pologne se révèle plus stratégique, plus entreprenante en matière de négociation : elle a conscience des éventuelles conséquences que pourrait lui apporter l’hébergement du bouclier antimissile américain, et ceci constitue la raison pour laquelle elle réclame des garanties en matière de sécurité. Le pacte entre le PiS et les États Unis d’Amérique consistait en une certaine alliance en échange de l’absence de visa pour tout ressortissant polonais se rendant sur le sol des États Unis d’Amérique. Le pacte entre la PO et les États unis d’Amérique consiste à développer une véritable stratégie de défense commune.