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Radoslaw Sikorski, actuel ministre polonais des affaires étrangères, vient d’annoncer que la Pologne mettait un terme à la pratique de son blocus vis à vis des relations entre la Communauté Européenne et Moscou. Il a ainsi fait partager les nouvelles directives applicables en matière de politique étrangère par la Pologne auprès des principaux responsables politiques et institutionnels présents lors d’une rencontre au Luxembourg au cours de cette semaine.
La Pologne, au moment de la prise de pouvoir par le PiS à la présidence de la Pologne en 2006, mais aussi par l’ancien gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, avait fait obstacle au processus de négociation entre l’Europe et la Russie. Cette décision avait été justifiée en raison de l’embargo russe sur les exportations de viande polonaise vers la fin de l’année 2005. La pratique de cet embargo était expliquée pour des raisons sanitaires, alors que les membres du gouvernement conservateur Droit et Justice y voyaient des mesures de pression économique et non pas des raisons de santé publique. Le conflit en ce qui concerne les exportations de viande polonaise a pris fin lors de l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement libéral de la Plate-forme Civique, dirigé par Donald Tusk, et qui a privilégié une meilleure entente avec le voisin russe dès la fin de l’année 2007. Cette affaire s’était d’autant plus ironiquement calmée qu’au même moment l’ensemble des élevages de volaille polonaise étaient menacés par la prolifération de la grippe aviaire, à un moment où par ailleurs les premières mesures de bannissement des exportations de volailles polonaises venaient des pays européens eux mêmes.
Entre temps, le blocus en ce qui concerne les relations entre l’Europe et la Russie restait applicable, cette déclaration de la part de Radoslaw Sikorski représente une nouvelle disposition d’accords diplomatiques. Il reste cependant de nouvelles sources de tensions risquant d’affaiblir les relations entre la Russie et la Communauté Européenne, puisque cette fois-ci, c’est la Lituanie qui accuse la Russie de na pas avoir rempli ses engagements vis à vis des approvisionnements qu’elle devait fournir au centre lituanien de raffinerie de Mazeiku. De même, l’accroissement des tensions en Géorgie ne facilite pas de probables négociations.