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Le Lech Kaczynski Show est revenu sur la scène du théâtre Droit et Justice, en direct de la chancellerie présidentielle du Résident de la République polonaise, cette fois-ci, avec un nouveau sketch intitulé le « Boomerang de Lisbonne ». La motivation est double : d’une part il s’agît de faire adopter la loi concernant le Traité de Lisbonne qui a été proposée par le club Droit et Justice, d’autre part, quand tout va bien sur la scène politique polonaise, on commence à s’ennuyer, alors c’est toujours bien de rappeler que l’opposition existe.
Plus concrètement, le parti Droit et Justice (PiS) avait accepté, à travers un accord obtenu lors d’une réunion entre le chef du gouvernement polonais, Donald Tusk, et le Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski, de soutenir le projet de loi de ratification du Traité de Lisbonne, si la coalition au gouvernement, c’est à dire à la fois la Plate-forme Civique (PO) et le Parti des Paysans Polonais (PSL), acceptaient de faire valider un autre projet de loi, propre au parti droit et Justice, et concernant le dit Traité de Lisbonne.
Cette piqûre de rappel a publiquement été exprimée auprès de la presse polonaise par l’un des représentants du parti politique Droit et Justice (PiS), c’est à dire Jacek Kurski. Il a bien fait comprendre que l’accord précédemment obtenu ne résultait pas d’une oeuvre de bonne grâce de la part du président polonais, mais qu’il y avait eu des négociations, et que l’accomplissement des nouvelles obligations qui sont nées de cette accord était liées par le principe de réciprocité. L’engagement de la Plate-forme Civique consistait à donner son consentement à un projet de loi, distinct du projet de loi de ratification émis par le gouvernement, mais concernant aussi le Traité de Lisbonne, et qui devait fixer les conditions d’adhésion de la Pologne au sein de l’Union Européenne et de la présence des représentants polonais au sein du conseil de l’Europe, en précisant que cette décision devrait relever d’une décision conjointe du président polonais, de l’Assemblée Nationale polonaise et du sénat polonais.
Enfin, Jacek Kurski a expliqué que les négociations précédemment conclues et l’accord donné par le Président de la République de Pologne en ce qui concerne la ratification du Traité de Lisbonne montraient la bonne volonté du président, mais que celui-ci s’était gardé de voir une ratification imposée par l’actuel Premier Ministre.
Le dirigeant de la Plate-forme Civique, Zbigniew Chlebowski, a répondu que de telles propositions ne serraient pas prises en compte.