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Le trésor public polonais continue d’élaborer de nouveaux plans en vue d’accélérer le processus de privatisation des entreprises étatiques. Les plans qui devraient prochainement être proposés devraient échelonner l’ensemble du mouvement de privatisation jusqu’en 2011. Les recettes issues de ce mouvement de privation, au cours de la période qui va couvrir l’année 2008 jusqu’en 2011, sont de 27 milliards de zlotys. Ces recettes devraient servir à financer les mesures sociales concernant le régime des retraites d’ici les prochaines années., mais aussi, d’autre part, à limiter les dépenses publiques, ce qui permettra d’alléger le budget général de l’État.
Le plan concerne plus de 740 entreprises publiques. Il y a aussi des entreprises d’État qui risquent de continuer d’être cotées auprès de la Bourse de Varsovie, tandis que d’autres non. D’après le ministre polonais du trésor public, Aleksander Grad, il y aurait 19 entreprises qui devraient être privatisées à partir de la vente des titres auprès de la Bourse de Varsovie. Les secteurs prioritaires concernés par ce mouvement de privatisation concernent l’énergie, les productions chimiques et le secteur des exploitations minières. Les grands transporteurs ne sont pas épargnées, ainsi que les transports aériens de la LOT et les transports ferroviaires de PKP, qui devraient également être privatisés.
Le chef du gouvernement, c’est à dire le Premier Ministre Donald Tusk, a expliqué que c’est l’ensemble de la société polonaise qui devait changer son opinion vis à vis de la privatisation, puisque d’après lui, ce mouvement ne pourra que servir la population. Il s’agît dorénavant de montrer qu’une nouvelle Pologne existe, que celle-ci sait faire la différence avec un passé marqué par une bureaucratie incompétente, lourde et extrêmement coûteuse, et accélérer le développement économique de la société. Il a aussi fait savoir que chaque citoyen polonais serait en mesure de régulièrement pouvoir consulter les informations économiques concernant l’évolution des entreprises privatisées à partir d’internet. Néanmoins, les mesures concernant les plans de privatisation n’ont pas manqué de se succéder au fil des différents gouvernements. Même si la relative lenteur de ce mouvement laissait de quoi s’interroger sur la réelle motivation de la privatisation, ce qui a le plus marqué lors de ce mouvement est la faible rentabilité des transactions de vente du patrimoine public polonais.