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La communauté polonaise vivant au sein de la Biélorussie, comptant plus de 400000 personnes, est obligée de témoigner de difficultés qui sont loin d’aller en s’améliorant. L’une des représentantes de cette communauté, Andrzelika Borys, vient d’annoncer que les persécutions sur leurs ressortissants s’intensifient, ils leur est devenu impossible de pouvoir organiser des conférences et sont constamment harcelés parles forces armées. Ceci est confirmé par des rapports effectués par différents agents diplomatiques présents au sein de la région de Grodno.
A l’origine, la surenchère des actions violentes et oppressives est apparue au moment de la mise en place de la charte polonaise en faveur des polonais qui vivent sur le sol étranger dans les anciennes républiques soviétiques, où cette charte leur donne le droit de franchir à souhait la frontière polonaise, d’accéder aux écoles polonaises ainsi que le droit de s’inscrire à tout type de formation universitaire, et aussi des allègements voir des déductions totales de frais de visas. Cette charte vise notamment à aider les polonais vivant sur le sol des anciennes républiques soviétiques et qui avaient dû perdre leur nationalité en raison d’accords internationaux, forcés par le régime soviétique, et validés à travers la loi sur la citoyenneté polonaise de 1951.
Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que le peuple biélorusse doit subir le régime totalitaire de son pays, ce n’est ni la première fois que les minorités polonaises doivent faire l’objet de répression en Biélorussie, cette charte peut être mal ressentie vis à vis des autorités biélorusses comme une forme d’ingérence au sein de leur administration de la part de la Pologne, pays dorénavant membre de l’OTAN et de l’Union Européenne. La ministre biélorusse des affaires étrangères a expliqué que la charte accentuait les tensions ethniques entre biélorusses et polonais, où les biélorusses avaient l’impression de ressentir une forme de discrimination. Le président biélorusse, Aleksander Lukasienko, a accusé à la fois la Pologne mais aussi l’Union Européenne d’avoir utilisé les minorités polonaises de Biélorussie en vue d’essayer de semer le trouble au sein de son pays. Il les accuse de vouloir agir en Biélorussie de la même manière qui leur expose le droit d’ingérence pour les affaires ukrainiennes et géorgiennes.