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L’historien polonais et américain Jan Tomasz Gross ne se verra pas poursuivi en justice en Pologne pour son livre intitulé « Craintes : l’antisémitisme en Pologne après Auschwitz » et qui reprend une série de témoignages sur des faits antisémites en Pologne après la seconde guerre mondiale. La décision prise par le procureur de la ville de Cracovie de laisser tomber cette affaire a été bien accueillie et ceci d’autant plus que tout procès risquait de compromettre, suivant certaines déclarations, la Pologne vis à vis du reste du monde. En effet, attribuer des charges pénales à l’auteur de livres ou d’articles de presse serait perçu comme absurde. Mis à part les cas de publication d’informations mensongères, une affaire de la sorte viole le principe fondamental de tout régime démocratique qui se nomme la liberté d’expression.
Néanmoins, à l’heure actuelle en Pologne, nombreux son les magistrats qui ne peuvent appréhender ce que signifie la liberté d’expression et encore moins définir ce qu’est une activité d’édition. La décision du procureur a été fondée sur le fait que l’ouvrage de Tomasz Gross ne contenait aucun acte diffamatoire contre la nation polonaise. Le procureur Boguslawa Marcinkowska s’est expliquée auprès des médias polonais en disant que Tomasz Gross était acquitté. Les analyses détaillées effectuées par les services du procureur ont prouvé que l’ouvrage en question ne disposait d’aucun contenu diffamatoire à l’égard de la nation polonaise, ni d’aucune accusation de crimes commis par la nation polonaise à l’égard des populations juives, aussi bien durant la seconde guerre mondiale qu’après celle-ci.
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