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La Pologne a refusé lundi dernier de se plier à la demande faite par la Commission Européenne en ce qui concerne les limitations des capacités de pêche pour le port de Gdansk. Le 20 juillet dernier, la Commission Européenne avait fixé jusqu’au 21 août 2007 la date limite visant à limiter les capacités de production et à restructurer le port de Gdansk, sinon la Pologne se verrait dans l’obligation de rembourser les subventions dans ce secteur. Toutefois, la réponse du gouvernement a été plus ou moins radicale, celui-ci a envoyé à la Commission Européenne un document de plus de 200 pages expliquant qu’il était nécessaire pour le port de Gdansk de conserver deux cales sèches et non pas une seule comme le demande Bruxelles. En effet, Pawel Poncyliusz, ministre délégué de l’économie, a expliqué que si le port de Gdansk se pliait aux exigences de Bruxelles, d’ici 2010, ce port ne ressemblerait plus à un port mais une petite entreprise.
En outre, le port de la ville de Gdansk revêt pour les polonais un certain intérêt historique. C’est ici qu’une grève de plus de 17000 salariés en 1980 a obligé le gouvernement communiste à devoir entrer en pourparlers, et ceci a mené à la création du syndicat Solidarność (Solidarité).
Les ports de la côte balte sur les villes de Gdansk, Gdynia et Szczecin ont reçu une aide gouvernementale d’un montant de 1,3 milliards d’euros depuis 2002. Néanmoins, les règlements des aides en provenance de l’Union Européenne nécessitent des plans de restructuration, et la restructuration de ces ports ne doit pas être uniquement financée par des aides étatiques ainsi que par des financements en provenance de capitaux privés.